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Le regard, vecteur de rencontre et d'intention
Lorsque l'on cherche à progresser en prise de parole, on pense spontanément à travailler son contenu, sa voix ou sa gestuelle. Plus rarement son regard. C'est pourtant l'un des premiers éléments que perçoit un auditoire. Avant même que les mots ne soient réellement entendus, le regard renseigne sur la disponibilité de l'orateur, son assurance, sa sincérité, son intention et sa capacité à entrer en relation. A mon sens, le regard porte deux ambitions fondamentales : il transfo
3 min de lecture


Quand on perd ses mots : que faire quand le stress prend le dessus ?
Nous sommes tellement nombreux à avoir expérimenté ce moment où juste avant de prendre la parole, quelque chose se dérègle. Les idées sont là mais elles ne sortent plus. Le corps se tend, la respiration s’accélère et ce que l’on avait préparé devient difficilement accessible. Cette expérience fréquente et parfois réellement traumatisante est souvent vécue comme un échec personnel. Alors qu'en en réalité elle renvoie à un mécanisme identifié et commun à tous. Le stress a été d
5 min de lecture


L’illusion de l’exhaustivité : pourquoi trop dire affaiblit un propos
Parler beaucoup est encore trop souvent perçu comme une preuve de sérieux. Digresser, détailler, préciser, compléter, paraphraser : autant de gestes qui donnent le sentiment d’être rigoureux et complet. À l’inverse, aller à l’essentiel peut susciter une inquiétude diffuse : n’ai-je pas simplifié à l’excès ? N’ai-je pas oublié un point décisif ? Vais-je paraître superficiel ? Cette crainte conduit fréquemment à “trop dire”. On ajoute un argument, puis un autre, on ouvre une pa
3 min de lecture


Ma démarche de coach et formateur
Bien souvent, le basculement d'une prise de parole convenue à un véritable acte de présence naît de cet état aussi simple que fondamental : accepter de clarifier ce que l’on veut vraiment dire sans chercher immédiatement à bien le dire. C’est là que la parole cesse d’être prudente pour devenir nécessaire. Je suis profondément convaincu que la prise de parole ne supporte pas le formatage. Les discours trop bien calibrés, trop propres, trop sécurisés finissent par s’éteindre d’
2 min de lecture


Vouloir trop bien faire : un frein discret à la prise de parole
Dans les formations que j'anime, j'observe souvent un même travers : celui de vouloir trop bien faire. C'est-à-dire la volonté d’anticiper chaque détail, de contrôler chaque nuance, de supprimer toute hésitation. Ce réflexe conduit souvent à sur-préparer, à figer son discours, à répéter jusqu’à s’éloigner du sens premier de l’intervention. Le problème n’est pas la préparation, mais ce qu’elle produit lorsqu’elle devient un objectif en soi : elle déplace l’attention. On quitte
2 min de lecture


Comment structurer une prise de parole : les trois questions essentielles
La prise de parole demeure souvent perçue comme un exercice de performance individuelle : démontrer son expertise, dérouler un raisonnement, « faire bonne figure ». Cette approche est pourtant à contre-sens de ce qu’exige réellement l’oralité. La parole publique n’est pas un geste autocentré, mais une pratique relationnelle, située et finalisée. Elle engage un public, s’inscrit dans un contexte, poursuit un effet. Toute intervention qui néglige ces paramètres se condamne à la
4 min de lecture
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